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Ce qui me protège

jeudi 1er décembre 2016, par Sophie ROUSSELLE

Collecte

Élémentaire Vigée Le Brun (15ème)

Papa - Dragons - Adultes - Voleurs - Enfant - Sœur - Animal - Dieu - Police - Parents - Habit - Animateur - Dieu - Police - Amis - Manteau - Baskets - Capuche - Mains - Poings - Maitresse - Maitre - Bouclier - Genoux - Gants - Froid - Jean - Animateur - Habit - Police - Parents - Papa - Police - Bébé - Lion - Tigre - Caravane - Chambre - Cour - Grands - Frapper - Abri - Argent - Parapluie - Maison - Policer - Crème solaire - Gant - Habit - Animateur - Lit - Parents - Écharpe - Toit - Chevalier - Monstre - Lumière - Ombre - Police - Parents - Terre - Dieu - Prier - Arrêter - Pistolet - Menottes - Militaires - Voleur - Égouts - SAMU - Pompiers - Parapluie - Pistolet - Dieu - Docteur - Parents - Bouclier - Maison - Parapluie - Casque - Armure - Capuche - Docteur - Médicaments - Toit - Fenêtres - Résidence - Toilettes - Bonnet - Pot - Policier - SAMU - Militaires - Gendarmes - Parents - Animateurs - Maitres - Caméras - Surveillance - Éviter - Feu rouge - Porte - Clé - Fermer - Serrures - Feu - Produits - Téléphone - Bracelet électronique - Oxygène - Pouvoirs - Créer - Gilet par balles - Eau - Alarme - Grand frère - Parapluie - Habit - Nature - Pompier - Samu - Groupe - Militaire - Bouclier - Crème - Police - Coton tige - Fermer - Porte - Clé - Couteau - Parapluie - Médicaments - Fusils - Mouchoir - Mur - Papa maman - Oxygène - Médicament - Défendre - Abris - École - Père - Maison - Docteur - Gilet - Feu - Police - Maison - Animateur - Voiture - Parapluie - Police - Maison - Crème Solaire - Animateur - Pistolet - Maison - Scie - Papa - École - Animateur - Policiers - Ciseaux - Directeur - Parents - Chapeau - Lit - Toit - Abeilles - Gants - La BAC - Pompiers - Voisins - Médicaments - Docteur - Militaire - Doliprane - Détecteur - Surveiller - Pique - Prédateur - Pistolet - Maitresse - Fermer - Téléphone - Alarme incendie - Produit - Clef - Meuble - Écrire - Tata - Tonton - Pont - Capuche - Collège - Table - Pays - Eau dentifrice - Lunettes - Chaussures - Mitraillette - Arc - Valise - Parler - Amis - Missile - SAMU - Atmosphère - 18 - 15 - Les grands - Lunettes - Sacrifier - Épée - Pioche - Famille - Jeu vidéo - Armée - Sœur - Frère - Oncle - Protection - Dieux - Hôpital - Fort - Courageux - Réfléchir - Gentil - Liberté - Frapper - Crier - Pleurer - Adultes - Gentillesse - Expliquer - Contrat - Arrêter - Combattre - Combat - Gagner - Défendre - porte - Garder - Maison - Défendre - Coup de coude - Barrière - Mur - Bagarrer - Dire - Encourager - Atmosphère - Prison - Pied - Manteau

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Edito Action

Pour certains enfants, il y a des jours roses, ou transparents. Lever, petit déjeuner, parents (ou parent), toilette, vêtements, bisous, école… Ces jours-là passent vite et l’on ne se rend même pas compte qu’ils se répètent souvent.

Pour certains enfants, il y a des jours gris, ou brumeux. Lever difficile, manque de temps pour le petit déjeuner, parents (ou parent) pris dans des airs tristes et fermés, peu de toilette, vêtements à l’envers, pas de bisou, école en retard… Ces jours-là sont longs, trop longs.

Pour d’autres enfants, les jours sont souvent, trop souvent d’une couleur que l’on n’arrive pas à nommer. Pas envie de se lever, pas de petit déjeuner, parents (ou parent) que l’on évite car on les sait trop pris, pas de toilette puisque pas de salle de bain et évier trop occupé, vêtements d’hier et d’avant-hier et encore d’avant, pas de bisou, école à reculons… Ces jours-là se répètent sans que l’on sache pourquoi.
Et quelquefois, des jours noirs tombent avec fracas. Des jours noirs, des jours opaques où l’on ne peut voir à travers. Quelque chose arrive qui nous transforme tous en somnambules. Il s’est passé quelque chose que l’on ne pouvait, que l’on ne voulait imaginer. Il traîne des odeurs et des couleurs de malheur. Et, enfant, on regarde le bout de ses chaussures sans savoir où aller. On regarde ses mains sans savoir quoi attraper. Tout pèse, tout étouffe. Et là, le lever, le petit déjeuner, les parents (ou le parent), la toilette, les vêtements, les bisous et l’école s’enchaînent en dehors de nous. Nous n’y sommes pas. Plus de présence à tout cela.

Enfant, j’ai connu ces moments, plusieurs fois, plus souvent qu’à mon tour. Je sais que tout petit, ce qui me calmait, me faisait respirer plus lentement, c’était de me cacher sous mes couvertures, d’en faire une maison, une cabane. Au chaud, protégé, je retrouvais un peu de calme… Je prenais mes jeux de construction et me racontais à voix basse pour fabriquer un petit monde calme, chaud et éternel.

Dans les jours noirs, j’ai besoin de faire le catalogue de tout ce qui me protège, me fabrique de l’abri, de la cachette, du refuge, du nid. J’ai besoin de savoir que je ne suis pas seul, pas nu, pas cassable… Je fais donc la liste de tout ce qui me protège, me met à l’abri, me fabrique du repaire.

Dans ces jours noirs, j’ai besoin de faire quelque chose de mes dix doigts. J’ai besoin que mes doigts fassent parce que ma tête à l’air d’être en panne.

Contexte : Dans un quartier du 15ème, une famille africaine avec des jumeaux petits et une fille un peu plus grande. Un des jumeaux est mort et les deux autres sont dans le coma. Accident domestique. L’équipe périscolaire sollicite le CPL.

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Informations

  • Auteurs ?

    - Direction des Affaires Scolaires de la Ville de Paris

    - Centre Paris Lecture

    - Responsable Education Ville (REV) de Paris

    - Animatrices et animateurs des écoles volontaires

    - Réalisation technique : Robert Caron

    - Bandes dessinées : Boutanox

    Remerciements aux participants de la liste Spip et tout particulièrement à Bernard Blazin et Maïeul Rouquette.

  • Des lieux ?

    Les écoles qui participent.

  • Ateliers ?

    Des productions par types d’ateliers.

  • Objets / Mots ?

    Des ressources ? Des idées ?

  • Présentation ?

    Robert : - Mémé, c’est important d’avoir des « p’tits cailloux » dans sa poche ?

    Mémé : - Pour la machine à laver, pas du tout, ça la coince… Mais si c’est pour autre chose, je ne sais pas. Tu veux en faire quoi de tes « p’tits cailloux » ?

    Robert : - C’est à cause du « P’tit Poucet » qui a retrouvé son chemin grâce aux « P’tits cailloux »…

    Mémé : - Ah oui, je vois… Mais tu n’es pas obligé d’utiliser tout le temps des cailloux pour retrouver par où tu es passé. Parce que si tu veux tout retrouver, il te faudra bien plus qu’une poche et tu vas devoir investir dans un semi-remorque…

    Robert : - Comment on fait alors sans caillou ?

    Mémé : - Ben regarde, sur le buffet, il y a l’album photo de la famille. Tu peux retrouver quand tu étais petit et quand j’étais toute jeune et que pépé était tout beau. Tu peux refaire tout le chemin rien qu’avec des photos, tu vois ?

    Robert : - Oui, mais à chaque fois qu’on le regarde, tu es obligée de m’expliquer où c’était, quand c’était et qui étaient les personnes que je n’ai jamais vu…

    Mémé : - C’est vrai, tu as raison. Tu me donnes une idée. En plus des « P’tits cailloux » de photos, je vais rajouter des « P’tits cailloux » de mots. Comme ça tu comprendras sans moi, tout seul…

    Robert : - Oui, je comprendrai quand je serai grand parce qu’en ce moment, je ne suis pas très professionnel pour lire les mots…

    Mémé : - Bon, d’accord. En plus des mots (pour plus tard), je vais te faire des dessins ou rajouter des images. Là, je pense que tu auras ce qu’il faut…

    Robert : - Dis donc, j’y pense, le « P’tit Poucet », il n’était pas un « p’tit peu » ballot à se trimballer avec des tonnes de « p’tits cailloux » dans sa poche ? Il aurait pu prendre un carnet et dessiner par où il était passé, non ?

    Mémé : - Je suis bien de ton avis. C’est d’ailleurs pour ça que j’aimerais mieux que tu ne le fréquentes plus. Je tiens à ma machine à laver, et je suis fatiguée de recoudre tes poches de pantalon.

M-à-J : jeudi 1er décembre 2016